Conflit sous-acromial (épaule)

Conflit sous-acromial et musculation : Conseil du kiné

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Les personnes qui font de la musculation comptent parmi les sujets à risque d’un conflit sous-acromial. Peut-on encore faire de la musculation lorsqu’on a ce type de douleur aux épaules ? Voici les conseils du kiné pour ce genre de situation.

Bref rappel sur le conflit sous-acromial

Le conflit sous-acromial (encore appelé syndrome d’accrochage) est une pathologie douloureuse de l’épaule.

La douleur s’explique par l’accrochage mécanique et les frottements anormaux entre l’acromion (partie saillante de l’os de l’omoplate) et la partie supérieure de l’os du bras (humérus). Dans ce cas, il y a une usure, une inflammation, une lésion voire une rupture au niveau des tendons de la coiffe des rotateurs qui s’articulent sur ces os.

anatomie de l'épaule
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Ce syndrome d’accrochage se manifeste par des douleurs à l’épaule lors de certains mouvements notamment lorsque vous levez vos bras. Elles peuvent aussi survenir après des efforts, mais souvent, elles sont d’horaires inflammatoires et s’accentuent pendant la nuit.

On peut la diagnostiquer grâce à un examen clinique, et des tests d’imagerie médicale (comme une radiographie) en complément.

Voici un article qui parle beaucoup plus de cette condition et du traitement (notamment par des exercices).

Qu’en est-il de la musculation lorsqu’on souffre de conflit sous-acromial ?

Demander l’avis d’un kinésithérapeute (physiothérapeute) est crucial en cas de conflit sous-acromial si vous faites de la musculation. Ce professionnel de santé saura vous donner des conseils appropriés pour votre condition.

Mais, en général, ces conseils tournent autour de l’arrêt de la musculation pendant la phase aigue, et de la rééducation pour reprendre le sport et prévenir les récidives.

Conflit sous-acromial : il faut arrêter (ou modifier) initialement les séances impliquant les épaules

Si on remarque que certains gestes répétitifs et les efforts sont à l’origine du conflit sous-acromial, ce qui peut être le cas de la musculation, il faudra faire des ajustements à vos séances d’exercices. Dans les cas sévères, une mise en repos totale de l’épaule peut s’imposer.

soulèvement de poids en salle de gym
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Le kinésithérapeute (physiothérapeute) vous conseillera d’éviter surtout les exercices qui impliquent le mouvement des épaules, comme les élévations latérales ou les mouvements au dessus de la tête.

Mais, il demeure possible d’opter pour des exercices alternatifs qui ne provoquent ni frottements, ni inflammations, ni compressions de l’espace entre la tête de l’humérus et l’acromion.

Pour ceci, il est possible de modifier les angles auxquels on effectue un exercices d’épaule, ou entre en réduisant la fréquence ou l’intensité des exercicies (comme réduire le poids ou le nombre de séries). Il est également possible d’utiliser des bandes élastiques (kinésiotape) pour offrir un support au membre supérieur.

Si aucun ajustement ne soulage les symptômes, le plus prudent est d’arrêter, pendant un certain temps, les séances de sport, de musculation et tout travail qui sollicite intensément les bras.

Dans le cas contraire, les douleurs ainsi que le conflit lui-même pourraient s’aggraver.

Traiter le conflit sous-acromial avec la kinésithérapie (physiothérapie) : les exercices de musculations utiles

La kinésithérapie (physiothérapie) tient une place importante dans le traitement du conflit sous-acromial, pour la prévention, la cure et la rééducation.

Elle intervient dans la restauration des amplitudes de mouvement par le biais des exercices de mobilisation et de renforcement musculaire (exercices thérapeutiques).

évaluation de l'épaule
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En effet, il existe des exercices qui permettent de soulager les douleurs de l’épaule et de corriger les problèmes tendino-musculaires liés au conflit. Parmi ces exercices, on peut citer :

  • des exercices de renforcement isométrique ;
  • les renforcements des abaisseurs ;
  • les renforcements des stabilisateurs des omoplates, des muscles de la coiffe des rotateurs ;
  • l’étirement des épaules (chaîne antérieure)

Pour les exercices de renforcement prescrits en kinésithérapie, ils ne visent pas véritablement au développement musculaire (hypertrophie). En effet, ils visent plutôt l’activation de la circulation, la lubrification des articulations, et l’activation de certains muscles clés.

C’est pour cette raison qu’il est préférable de changer son état d’esprit lorsqu’on effectue des exercices de rééducation. Par exemple, on ne doit pas viser la fatigue musculaire, mais plutôt l’activation des muscles en mettant un accent particulier sur la technique.

Également, il faut cesser et ajuster les mouvements au lieu de pousser dans la douleur, quitte à ne pas terminer sa série.

Pour des exemples spécifiques, il est mieux de demander à votre kinésithérapeute (physiothérapeute). Lui seul sera en mesure de vous indiquer les exercices les plus efficaces et les plus sûrs pour votre cas.

L’idéal est de réaliser les séances de façon régulière et prolongée suivant les directives du kinésithérapeute (physiothérapeute).

Par ailleurs, la patience est indispensable. Le traitement du conflit sous-acromial peut prendre du temps. Il est aussi important d’être à l’écoute des douleurs et de ne pas trop forcer votre épaule lors des exercices.

Pour conclure, il est possible de s’entrainer malgré le conflit sous-acromial. Pour ce faire, fiez-vous à un kinésithérapeute (physiothérapeute), pour poursuivre la musculation tout en protégeant vos épaules.

Références

https://www.kieser-training.ch/fr/rs/s-entrainer-malgre-un-conflit-sous-acromial/
https://doc.rero.ch/record/31899/files/HESAV_TB_Jeannerat_2012.pdf

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Auteur/autrice

  • Arotoky R

    Je m’appelle Arotoky Randriamantena et je suis interne en médecine humaine au sein de la Faculté de médecine d’Antananarivo. Tout au long de mon cursus médical, j’ai suivi des stages hospitaliers à partir desquels j’ai pu forger la base de mon expérience professionnelle. Je suis passé par de nombreux services : pédiatrie, médecine interne, chirurgie cardio-vasculaire, cardiologie, gynécologie obstétrique, chirurgie générale, santé publique… J’ai aussi une passion pour la rédaction web. Le défi dynamique de la rédaction est pour moi un défi qui mérite un apprentissage constant. Je me spécialise dans le domaine de la santé et du bien-être dans lequel je suis le mieux à l’aise et mes compétences en tant que personnel de santé y sont fortement sollicitées.

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